{"id":3783,"date":"2015-03-31T09:29:00","date_gmt":"2015-03-31T07:29:00","guid":{"rendered":"https:\/\/seo-berater-salzburg.at\/cglem\/ordo-ab-chao\/"},"modified":"2025-06-13T11:14:17","modified_gmt":"2025-06-13T09:14:17","slug":"ordo-ab-chao","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cglem.org\/fr\/montebelli-fr\/ordo-ab-chao\/","title":{"rendered":"Ordo ab Chao"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-left\">Ch\u00e8re lectrice, cher lecteur dans la formule de salutation appropri\u00e9e !<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Il n&rsquo;y en a peut-\u00eatre pas de plus d\u00e9licat et de plus lourd de cons\u00e9quences que celui-ci : ORDO AB CHAO, l&rsquo;ordre issu du chaos. Nous restons, pour l&rsquo;instant, dans une ambiance profane, la phrase \u00e9voque imm\u00e9diatement l&rsquo;id\u00e9e de la n\u00e9cessit\u00e9 de devoir \u00e9tablir un ensemble de r\u00e8gles et de proc\u00e9dures, de conventions, qui, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un mod\u00e8le id\u00e9al de justice, puisse r\u00e9guler tout le champ existentiel des individus pour les sortir de l&rsquo;\u00e9tat de d\u00e9sordre et ordonner leur vie et les conflits dans lesquels ils sont naturellement amen\u00e9s \u00e0 s&rsquo;inscrire. Elle \u00e9tablit donc la n\u00e9cessit\u00e9 de mettre de l&rsquo;ordre dans la vie des gens, sans exclure aucun des champs d&rsquo;action dans lesquels elle s&rsquo;exerce. On peut donc parler d&rsquo;un ordre social\/politique, en relation avec le mod\u00e8le d&rsquo;organisation qui r\u00e9git les relations entre les citoyens et entre les nations ; d&rsquo;un ordre \u00e9conomique, bas\u00e9 sur le mod\u00e8le de d\u00e9veloppement adopt\u00e9, et aussi d&rsquo;un ordre religieux, bas\u00e9 sur l&rsquo;influence exerc\u00e9e par les organisations religieuses institutionnalis\u00e9es, au sein de la sph\u00e8re collective et individuelle. Mais aussi la culture, les modes, les tendances, les moyens de communication, tous contribuent \u00e0 canaliser les pens\u00e9es des individus, afin que chacun puisse s&rsquo;identifier \u00e0 des mod\u00e8les sociaux bien d\u00e9finis. L&rsquo;une des plus grandes aspirations de l&rsquo;humanit\u00e9 reste la recherche et la mise en place d&rsquo;un contexte dans lequel tous les individus peuvent s&rsquo;identifier et exprimer librement leur personnalit\u00e9. Le probl\u00e8me r\u00e9side dans l&rsquo;identification des param\u00e8tres \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur desquels chacun peut s&rsquo;identifier efficacement et se sentir prot\u00e9g\u00e9 et respect\u00e9. Comme il s&rsquo;agit d&rsquo;une utopie flagrante, on se rabat sur un programme de compromis r\u00e9aliste qui peut satisfaire le plus grand nombre d&rsquo;individus (dans le meilleur des cas), c&rsquo;est-\u00e0-dire qui peut r\u00e9pondre \u00e0 la volont\u00e9 du plus fort et du plus apte \u00e0 s&rsquo;imposer aux autres, comme souvent, malheureusement, cela s&rsquo;est produit et se produit. L&rsquo;ordre, l&rsquo;organisation avec les id\u00e9es et les id\u00e9ologies qui la sous-tendent, sont identifi\u00e9s dans le concept de civilisation, dont tout le cours de l&rsquo;histoire offre de nombreux exemples : Au contraire, nous pourrions dire que l&rsquo;histoire n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que l&rsquo;\u00e9volution, dans le temps et l&rsquo;espace, des civilisations humaines, de leur naissance, de leur d\u00e9veloppement et de leur mort ; de leurs interactions mutuelles ; des grands progr\u00e8s mais aussi des \u00e9normes trag\u00e9dies et maux dans lesquels l&rsquo;humanit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9e ; par cons\u00e9quent, dans une synth\u00e8se extr\u00eame, l&rsquo;histoire est l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9volution et de l&rsquo;interaction des id\u00e9es de ce qu&rsquo;est l&rsquo;ordre et la justice, dont les caract\u00e9ristiques communes peuvent \u00eatre trouv\u00e9es dans leur impermanence et leur caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>On comprend d\u00e8s lors pourquoi la notion d&rsquo;ordre est si importante dans la pens\u00e9e humaine. On ne peut donc pas s&rsquo;\u00e9tonner que m\u00eame une institution comme le Rite \u00c9cossais Ancien et Accept\u00e9 ait adopt\u00e9 comme devise d&rsquo;identification l&rsquo;\u00e9nonciation ORDO AB CHAO. Mais dissipons d&#8217;embl\u00e9e tout doute possible \u00e0 ce sujet : le fait que la franc-ma\u00e7onnerie se reconnaisse dans une \u00e9nonciation similaire, voire qu&rsquo;elle l&rsquo;indique comme son signe distinctif, ne signifie pas qu&rsquo;elle veuille se faire le promoteur de son propre mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9. Ordre politique, \u00e9conomique et religieux, \u00e0 porter par ses adeptes dans ce monde profane, afin que celui-ci soit conforme aux id\u00e9es ma\u00e7onniques. C&rsquo;est ce que pensent les adeptes de la th\u00e9orie du complot, qui voient des complots partout et pensent que l&rsquo;occupation principale de la franc-ma\u00e7onnerie est de trouver un moyen de plier le monde \u00e0 leur volont\u00e9.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Je voudrais donc essayer de cadrer, dans une perspective plus appropri\u00e9e, ce que la franc-ma\u00e7onnerie de rite \u00e9cossais entend affirmer dans cette devise, et pour ce faire, je ne peux qu&rsquo;adopter le point de vue des initi\u00e9s, qui, \u00e0 travers les enseignements exot\u00e9riques qui lui appartiennent, est celui qui caract\u00e9rise le mieux l&rsquo;institution ma\u00e7onnique. Cette approche d\u00e9passe l&rsquo;analyse des cons\u00e9quences que les ph\u00e9nom\u00e8nes examin\u00e9s ont sur le plan mat\u00e9riel de l&rsquo;existence apparente, pour affronter le vaste champ de la recherche sur la nature essentielle de l&rsquo;\u00eatre vis\u00e9 tant comme individu que comme existence en soi &#8211; c&rsquo;est-\u00e0-dire comme ce qui est &#8211; de ses origines, ou cr\u00e9ation, et de sa finalit\u00e9, ou salut. Je n&rsquo;ai absolument pas la pr\u00e9tention d&rsquo;\u00e9puiser le sujet, mais j&rsquo;ai seulement l&rsquo;intention d&rsquo;alimenter nos r\u00e9flexions sur les questions que nous nous poserons \u00e0 propos de cette affaire, car je suis moi aussi toujours \u00e0 la recherche des r\u00e9ponses possibles.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>ORDO AB CHAO, donc, mais un ordre d&rsquo;une nature diff\u00e9rente, parce qu&rsquo;il ne correspond pas \u00e0 l&rsquo;acceptation d&rsquo;un ensemble d&rsquo;ordres, de lois, de pr\u00e9ceptes qui r\u00e8glent notre existence, c&rsquo;est l&rsquo;adh\u00e9sion plus ou moins spontan\u00e9e \u00e0 quelque chose que d&rsquo;autres ont provoqu\u00e9, ce n&rsquo;est pas la reconnaissance de v\u00e9rit\u00e9s r\u00e9v\u00e9l\u00e9es, de dogmes inamovibles, le maintien d&rsquo;un statu quo, le plus longtemps possible. Elle doit \u00eatre, en premier lieu, la recherche d&rsquo;un ordre int\u00e9rieur, qui ne peut surgir qu&rsquo;apr\u00e8s avoir cr\u00e9\u00e9 le silence en nous, apr\u00e8s avoir fait taire la turbulence des passions, des sensations, des d\u00e9sirs et des angoisses, du plaisir et de la douleur. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;ainsi que nous pourrons accorder nos sentiments avec l&rsquo;ordre sup\u00e9rieur auquel r\u00e9pondent toutes les manifestations cosmiques, visibles et invisibles, et qui \u00e9tablit un r\u00f4le pour chacune d&rsquo;entre elles. Nous identifions cet ordre avec le projet de l&rsquo;A.G. de l&rsquo;U., dont nous devenons les canaux pour la r\u00e9alisation de sa volont\u00e9, mais pas sous la forme d&rsquo;une ob\u00e9issance aveugle \u00e0 une s\u00e9rie de commandements, mais comme une d\u00e9couverte et une connaissance que ce que je sens n\u00e9cessaire en moi, ce qui r\u00e9pond \u00e0 mon besoin int\u00e9rieur d&rsquo;ordre refl\u00e8te le sien. Nous ne serons pas de simples ex\u00e9cutants, mais nous cr\u00e9erons en nous et \u00e0 travers nous la conception de l&rsquo;A.G. de l&rsquo;U. Parce qu&rsquo;elle deviendra notre propre conception, nous saurons alors ce qu&rsquo;il est correct de faire, de la m\u00eame mani\u00e8re qu&rsquo;un Ma\u00eetre trouve naturellement sa place dans les colonnes.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>On pourrait objecter que le fait d&rsquo;agir par respect des commandements, plut\u00f4t que d&rsquo;agir parce que nous sentons monter en nous la m\u00eame chose, produit les m\u00eames effets pour l&rsquo;objectif du salut de l&rsquo;individu. En fin de compte, ob\u00e9ir est ce qui est exig\u00e9 de nous, tant dans l&rsquo;environnement social\/politique que dans celui des religions institutionnalis\u00e9es. Cependant, faire quelque chose uniquement parce qu&rsquo;on nous l&rsquo;ordonne, m\u00eame si c&rsquo;est avec conviction, parce que c&rsquo;est jug\u00e9 juste de toute fa\u00e7on, cela conduit \u00e0 une r\u00e9p\u00e9tition continuelle des m\u00eames choses, de la m\u00eame mani\u00e8re que la nature propose ses propres cycles, o\u00f9 il n&rsquo;y a pas de place pour une \u00e9volution puisqu&rsquo;elle nous ram\u00e8ne \u00e0 ce qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit, d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fait. Les religions consid\u00e8rent \u00e9galement leurs v\u00e9rit\u00e9s comme donn\u00e9es et d\u00e9finitives, de sorte que les \u00e9v\u00e9nements qui doivent se r\u00e9concilier avec elles et qui doivent s&rsquo;adapter \u00e0 elles et non l&rsquo;inverse. La cr\u00e9ation est consid\u00e9r\u00e9e comme un fait clos, et l&rsquo;espace que nous habitons comme d\u00e9j\u00e0 d\u00e9fini dans tous ses aspects. Pour qu&rsquo;un changement se produise dans ce contexte, il faut g\u00e9n\u00e9ralement qu&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement traumatique se produise, tout comme dans la nature toute \u00e9volution a pour effet une mutation qui transforme l&rsquo;\u00e9quilibre pr\u00e9existant. Si au contraire nous nous lib\u00e9rons de tout conditionnement ext\u00e9rieur pour adh\u00e9rer \u00e0 ce que notre conscience ressent comme n\u00e9cessaire pour nous-m\u00eames, alors nous nous mettons au service d&rsquo;un seul principe : celui de la V\u00e9rit\u00e9, pour la reproduire en nous et \u00e0 travers nous dans le monde, nous devenons des hommes libres, capables de faire \u00e9voluer nos pens\u00e9es en fonction de ce qui change autour de nous, tout en rendant vivant, le substrat dans lequel puise notre conscience. L&rsquo;espace est en transformation continue, en cr\u00e9ation permanente, car en \u00e9volution continue, se trouve notre capacit\u00e9 \u00e0 acqu\u00e9rir la connaissance de notre vraie nature et de la vraie nature de l&rsquo;A.G. De l&rsquo;U. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;acte lui-m\u00eame qui garantit le salut, mais la connaissance implicite de l&rsquo;acte, qui s&rsquo;exprime dans notre mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre. C&rsquo;est un processus lent, de mise au point, qui peut conduire \u00e0 l&rsquo;identification entre le sujet pensant et l&rsquo;objet pens\u00e9, jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 le secret de l&rsquo;initi\u00e9 sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 l&rsquo;adepte franc-ma\u00e7on et o\u00f9 il pourra enfin affirmer : Je suis le G. A. de l&rsquo;U&#8230; Dans cette perspective, le but final ou le salut ne consiste pas \u00e0 se retrouver dans un lieu enchant\u00e9 o\u00f9 l&rsquo;on peut satisfaire ses d\u00e9sirs, mais plut\u00f4t dans la r\u00e9-unification et la r\u00e9-int\u00e9gration \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9, dans la condition de non-s\u00e9paration avec le G. A. De l&rsquo;U..<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Qu&rsquo;est-ce qui nous a s\u00e9par\u00e9s, qu&rsquo;est-ce qui nous maintient divis\u00e9s sur ce plan ? Beaucoup r\u00e9pondent : le p\u00e9ch\u00e9, la d\u00e9sob\u00e9issance, le destin, le karma, mais nous pr\u00e9f\u00e9rons r\u00e9pondre : l&rsquo;ignorance, la m\u00e9connaissance du dessein divin, la motivation \u00e0 laquelle nous pouvons enfin conduire les choses pr\u00e9c\u00e9dentes. Nous devons parvenir \u00e0 la connaissance de l&rsquo;A.G. de l&rsquo;U., pour reproduire l&rsquo;ordre qu&rsquo;il a \u00e9tabli pour toutes les manifestations de l&rsquo;\u00eatre. Mais comment reconna\u00eetre et reproposer cet ordre ? Le risque s\u00e9rieux qui est inh\u00e9rent \u00e0 l&rsquo;approche no\u00e9tique de la v\u00e9rit\u00e9 est celui de continuer \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 s&rsquo;accorder aux fr\u00e9quences de ce que nous d\u00e9sirons plus intens\u00e9ment, \u00e0 ce que, m\u00eame \u00e0 un niveau subconscient, l&rsquo;influence de la culture, des personnes proches de nous, de l&rsquo;environnement, des exp\u00e9riences de la vie, nous incite \u00e0 reconna\u00eetre comme juste et vrai. Ind\u00e9pendamment des consid\u00e9rations d&rsquo;ordre moral, parce que ce n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement ce que nous d\u00e9sirons, repr\u00e9sente le mal, en tout cas, les aspirations de notre esprit ne sont pas la volont\u00e9 de l&rsquo;A.G. ou de l&rsquo;U., c&rsquo;est l&rsquo;erreur commise par le D\u00e9miurge qui, pris par le d\u00e9sir d&rsquo;imiter les \u00e9manations du P\u00e8re, a cr\u00e9\u00e9 un monde o\u00f9 il a plac\u00e9 sa personne et son d\u00e9sir au centre, tout en superposant sa propre loi \u00e0 celle du P\u00e8re. Il est facile de tomber dans une erreur similaire, et de nous placer \u00e0 notre tour comme des d\u00e9miurges qui suivent les aspirations de leur \u00e2me, convaincus qu&rsquo;ils reproposent l&rsquo;ordre divin. Surmonter ce filtre et revenir \u00e0 l&rsquo;Origine, au Principe ordonnateur de l&rsquo;existence, \u00e0 la matrice de toutes les formes, demande un grand effort de volont\u00e9 pour abandonner tout crit\u00e8re de valeur pr\u00e9existant en nous-m\u00eames, tout effort de notre raison pour r\u00e9duire les manifestations \u00e0 notre capacit\u00e9 de compr\u00e9hension, pour donner \u00e0 notre conscience et \u00e0 notre intuition la possibilit\u00e9 de percevoir l&rsquo;\u00e9tincelle du message primordial et de nous reconna\u00eetre en lui. C&rsquo;est un message qui r\u00e9sonne partout, qui anime la mati\u00e8re, qui a toujours \u00e9t\u00e9 mais qui se r\u00e9nove et reprend sans cesse une nouvelle forme, chaque fois que nous le reproposons en nous-m\u00eames et \u00e0 travers nous, transformant et d\u00e9terminant la r\u00e9alit\u00e9 qui nous entoure. L&rsquo;esprit, la pens\u00e9e, ont une influence sur la mati\u00e8re, que nous en soyons conscients ou non. Nous pouvons continuer \u00e0 nous adapter aux lois de la nature et \u00e0 influencer son \u00e9volution de mani\u00e8re traumatisante et d\u00e9sinvolte ou, en reconnaissant la n\u00e9cessit\u00e9 et le but de notre existence sur ce plan, nous pouvons puiser dans les plans spirituels pour nous reconna\u00eetre dans le projet de l&rsquo;A.G. de l&rsquo;U. et l&rsquo;accomplir. Lorsque le \u00c7a m\u00e9canique c\u00e8de la place au \u00c7a spirituel, l&rsquo;individu cesse de faire ce qui est plus probable, pour faire un acte de volition consciente qui entra\u00eene un changement conscient et finalis\u00e9, qui re-propose l&rsquo;acte cr\u00e9ateur. La cl\u00e9 du salut, le but final de la cr\u00e9ation passe n\u00e9cessairement par la conscience de son origine : du Principe.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>L&rsquo;approche \u00e9sot\u00e9rique poursuivie jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent est fond\u00e9e sur la volont\u00e9 de l&rsquo;homme de rechercher la V\u00e9rit\u00e9, par une connaissance introspective de sa nature, du microcosme interne, en correspondance analogique avec l&rsquo;univers externe, le macrocosme. Elle repose sur l&rsquo;intime conviction que l&rsquo;information primordiale qui ordonne tout l&rsquo;univers est inscrite en nous et que nous en poss\u00e9dons la m\u00e9moire, que nous devons faire remonter du niveau subconscient au niveau conscient ; ce que nous sommes sur ce plan est le reflet de ce que nous avons \u00e9t\u00e9, et ce que nous avons \u00e9t\u00e9 est ce que nous pourrions redevenir. Il n&rsquo;utilise pas la logique comme instrument d&rsquo;investigation, mais il s&rsquo;appuie sur l&rsquo;intuition ; il ne d\u00e9duit pas, mais il prouve par lui-m\u00eame ; il n&rsquo;ex\u00e9cute pas, mais il v\u00e9rifie ; il ne croit pas, mais il ressent en lui-m\u00eame. Il est facile de comprendre comment un crit\u00e8re aussi subjectif peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme absolument inappropri\u00e9 et non fiable, car il n&rsquo;est pas \u00e9tay\u00e9 par des preuves objectives. En d&rsquo;autres termes, elle ne peut \u00eatre compar\u00e9e \u00e0 une m\u00e9thode scientifique qui offre des donn\u00e9es et des r\u00e9ponses certaines aux questions concernant les lois de la nature. Mais en est-il ainsi ? Je voudrais tenter un bref examen des principales th\u00e9ories scientifiques de la physique pour en extraire quelques id\u00e9es sur la repr\u00e9sentation de la r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;elles offrent.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>1900 &#8211; Le physicien allemand Max Planck, en essayant d&rsquo;expliquer comment le champ \u00e9lectrique reste en \u00e9quilibre dans une bo\u00eete chaude, doit ins\u00e9rer dans ses \u00e9quations une hypoth\u00e8se jusqu&rsquo;alors impensable : l&rsquo;\u00e9nergie n&rsquo;est pas un unicum continu, mais elle se d\u00e9place en paquets indivisibles de proportions d\u00e9finies et qui sont proportionnelles \u00e0 la fr\u00e9quence (c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la couleur) des ondes \u00e9lectromagn\u00e9tiques, qu&rsquo;il appelle des \u00ab\u00a0quanta\u00a0\u00bb d&rsquo;\u00e9nergie. \u00c0 ce moment-l\u00e0, il ne pouvait pas comprendre les raisons \u00e0 la base de ce comportement \u00e9nerg\u00e9tique, mais la formule fonctionne.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>1905 &#8211; un employ\u00e9 inconnu de l&rsquo;office des brevets de Berne, qui r\u00e9pond au nom d&rsquo;Albert Einstein, envoie \u00e0 une revue scientifique trois articles dans lesquels il expose autant d&rsquo;id\u00e9es r\u00e9volutionnaires. Dans la premi\u00e8re, il prouve la nature corpusculaire de la mati\u00e8re, tout en \u00e9tant capable de r\u00e9aliser la mesure des dimensions de l&rsquo;atome. Apr\u00e8s 2300 ans, l&rsquo;intuition de D\u00e9mocrite, le philosophe grec qui fut le premier \u00e0 postuler la composition atomique de la mati\u00e8re, a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e. Dans le deuxi\u00e8me article, il explique l&rsquo;effet photo\u00e9lectrique, c&rsquo;est-\u00e0-dire la raison pour laquelle certains m\u00e9taux, s&rsquo;ils sont bombard\u00e9s par un faisceau de lumi\u00e8re, \u00e9mettent des \u00e9lectrons. C&rsquo;est le travail pour lequel il a re\u00e7u le prix Nobel : pour expliquer le ph\u00e9nom\u00e8ne, il a d\u00fb confirmer l&rsquo;hypoth\u00e8se de Plank selon laquelle m\u00eame cette onde \u00e9lectromagn\u00e9tique particuli\u00e8re, que nous appelons lumi\u00e8re, est divis\u00e9e en \u00ab\u00a0Quanta\u00a0\u00bb, en corpuscules de lumi\u00e8re, auxquels il a donn\u00e9 le nom de photons. Dans le troisi\u00e8me article, il illustre la premi\u00e8re version de ce qui deviendra son chef-d&rsquo;\u0153uvre : la th\u00e9orie de la relativit\u00e9.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Deux \u00e9v\u00e9nements dont les d\u00e9veloppements ult\u00e9rieurs allaient changer \u00e0 jamais, non seulement la connaissance empirique de toute l&rsquo;humanit\u00e9, mais aussi la mani\u00e8re de faire de la science et d&rsquo;interpr\u00e9ter la r\u00e9alit\u00e9. Jusqu&rsquo;alors, la m\u00e9canique newtonienne \u00e9tait unanimement accept\u00e9e, et selon elle l&rsquo;univers \u00e9tait constitu\u00e9 d&rsquo;un contenant appel\u00e9 espace, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur duquel les corps se d\u00e9pla\u00e7aient, attir\u00e9s les uns vers les autres par une force appel\u00e9e gravit\u00e9, qui se transmettait instantan\u00e9ment et directement de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre et qui les obligeait \u00e0 abandonner le mouvement lin\u00e9aire. Tout cela se passe le long de l&rsquo;axe d&rsquo;une mesure absolue appel\u00e9e temps, sur la base de laquelle chaque \u00e9v\u00e9nement peut \u00eatre class\u00e9 comme s&rsquo;\u00e9tant produit avant ou apr\u00e8s par rapport aux autres. Dans le cadre de la m\u00e9canique classique, \u00e9tant donn\u00e9 les conditions initiales d&rsquo;un syst\u00e8me physique, il est possible de conna\u00eetre avec pr\u00e9cision ses \u00e9volutions futures, dans l&rsquo;espace et dans le temps. Outre la gravit\u00e9, il existe une autre force qui r\u00e9git la quasi-totalit\u00e9 des ph\u00e9nom\u00e8nes de la nature : la force \u00e9lectromagn\u00e9tique. Vers le milieu des ann\u00e9es 1800, on \u00e9tudie l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et le magn\u00e9tisme, un g\u00e9nie visionnaire appel\u00e9 Faraday imagine que les forces ne peuvent pas \u00eatre transmises instantan\u00e9ment d&rsquo;un corps \u00e0 l&rsquo;autre, mais qu&rsquo;elles se transmettent et se d\u00e9placent le long d&rsquo;un r\u00e9seau dense de \u00ab\u00a0lignes de force\u00a0\u00bb que nous appelons aujourd&rsquo;hui \u00ab\u00a0champ\u00a0\u00bb, qui, en s&rsquo;interposant entre les sources \u00e9lectriques et magn\u00e9tiques, les modifie, et de la m\u00eame mani\u00e8re est modifi\u00e9. Mais s&rsquo;agit-il de vraies lignes ? Comment pouvons-nous les voir ? Sur la base de l&rsquo;intuition de Faraday, le grand math\u00e9maticien \u00e9cossais James C. Maxwell a formul\u00e9 dans une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9quations, l&rsquo;action des champs et de la force \u00e9lectromagn\u00e9tique. La premi\u00e8re cons\u00e9quence est la d\u00e9couverte que le magn\u00e9tisme et l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 sont deux aspects d&rsquo;une force unique, ce qui explique une s\u00e9rie \u00e9tonnante de ph\u00e9nom\u00e8nes, y compris le fonctionnement des atomes et la fa\u00e7on dont les particules sont maintenues ensemble, mais la plus belle d\u00e9couverte est que les \u00e9quations expliquent ce qu&rsquo;est la lumi\u00e8re. Ils mettent en \u00e9vidence que les lignes de force de Faraday peuvent vibrer et onduler comme les vagues de la mer, et qu&rsquo;elles se d\u00e9placent \u00e0 une vitesse que Maxwell calcule et qui est \u00e9gale \u00e0 celle de la lumi\u00e8re ! Elles sont donc r\u00e9elles, mais nous ne \u00ab\u00a0voyons\u00a0\u00bb que les lignes de Faraday qui vibrent, et ce n&rsquo;est pas tout : elles peuvent vibrer avec une intensit\u00e9 diff\u00e9rente et ces fr\u00e9quences ne sont rien d&rsquo;autre que les couleurs du spectre de la lumi\u00e8re visible, mais elles peuvent aussi produire des ondes avec des fr\u00e9quences qui n&rsquo;avaient jamais \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es jusqu&rsquo;alors&#8230;.. c&rsquo;est Hertz qui d\u00e9couvrira ces ondes, avec lesquelles Marconi construira la premi\u00e8re radio.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Sur cette base, Einstein a reformul\u00e9 enti\u00e8rement la m\u00e9canique newtonienne : Avec la th\u00e9orie sp\u00e9ciale de la relativit\u00e9 de 1905, il a \u00e9mis l&rsquo;hypoth\u00e8se que le temps et l&rsquo;espace ne sont pas deux dimensions absolues et ind\u00e9pendantes, mais qu&rsquo;ils sont reli\u00e9s pour former une dimension appel\u00e9e espace-temps, qui, sur la base du postulat de la constance de la vitesse de la lumi\u00e8re (ind\u00e9pendamment de la vitesse de la source d&rsquo;\u00e9mission et de l&rsquo;\u00e9tat de mouvement de l&rsquo;observateur), maintient la validit\u00e9 des lois physiques dans tous les syst\u00e8mes de r\u00e9f\u00e9rence, maintient la validit\u00e9 des lois physiques dans tous les syst\u00e8mes de r\u00e9f\u00e9rence cela signifie que deux observateurs dans deux syst\u00e8mes diff\u00e9rents, en mouvement relatif entre eux, percevront, l&rsquo;un par rapport \u00e0 l&rsquo;autre, des valeurs diff\u00e9rentes de l&rsquo;espace et du temps, permettant (pour des vitesses importantes, proches de celle de la lumi\u00e8re) le ph\u00e9nom\u00e8ne de contraction de l&rsquo;espace et du temps. Les deux observateurs ne pourront pas percevoir la simultan\u00e9it\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements, car en fonction de leur vitesse relative, ils verront les faits dans des temps diff\u00e9rents : il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;\u00e9tablir un avant ou un apr\u00e8s absolu. En m\u00eame temps, nous avons une dilatation du temps pr\u00e9sent, pour un observateur, \u00e9gale au temps que la lumi\u00e8re met \u00e0 transporter l&rsquo;information d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement (pour un habitant de la terre, ce pr\u00e9sent \u00e9tendu dure : quelques secondes depuis la Lune, 15 minutes depuis Mars, 2 millions d&rsquo;ann\u00e9es depuis la constellation d&rsquo;Androm\u00e8de). Notre id\u00e9e d&rsquo;un pr\u00e9sent et d&rsquo;une succession d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements n&rsquo;est due qu&rsquo;aux limites de nos perceptions. La tradition \u00e9sot\u00e9rique a toujours soutenu que, lorsqu&rsquo;on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la totalit\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre (l&rsquo;univers entier ?), il n&rsquo;y a pas lieu de parler d&rsquo;un avant et d&rsquo;un apr\u00e8s, mais plut\u00f4t d&rsquo;un \u00e9ternel pr\u00e9sent o\u00f9 tout est en contexte. En 1915, apr\u00e8s 10 ans de gestation, la th\u00e9orie d&rsquo;Einstein trouve son aboutissement avec la formulation de la relativit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale : le dernier bastion de la m\u00e9canique classique, qui concerne l&rsquo;espace et la gravit\u00e9. Einstein a une grande intuition en comprenant que l&rsquo;espace n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que le champ gravitationnel, qui se plie et se courbe sous l&rsquo;effet de la masse de la mati\u00e8re. Nous ne sommes pas immerg\u00e9s dans un contenant vide, mais l&rsquo;espace, ou mieux, l&rsquo;espace-temps est comme un mollusque souple (c&rsquo;est la d\u00e9finition d&rsquo;Einstein) qui se d\u00e9forme sous l&rsquo;effet du poids de la mati\u00e8re, et ce sont ces d\u00e9formations qui d\u00e9finissent les orbites des plan\u00e8tes. C&rsquo;est une simplification impressionnante du monde : il n&rsquo;est fait que de champs et de particules, autant d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments mat\u00e9riels qui bougent, ondulent, se dilatent et se courbent. Dans cette vision, l&rsquo;espace-temps s&rsquo;allonge et se raccourcit en fonction des masses voisines : ce n&rsquo;est pas seulement en relation avec les diff\u00e9rentes vitesses relatives des observateurs. La distorsion du temps devient objective : il s&rsquo;\u00e9coule plus lentement \u00e0 proximit\u00e9 des grandes masses, la relativit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale pr\u00e9voit \u00e9galement que l&rsquo;espace-temps n&rsquo;est pas ferm\u00e9 mais qu&rsquo;il se dilate et que cette dilatation trouve son origine dans l&rsquo;explosion d&rsquo;un univers minuscule et extr\u00eamement chaud : c&rsquo;est le Big Bang. Peu de gens voulaient y croire, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils entendent le cri de Sophia. Les cosmogonies gnostiques racontent que le P\u00e8re et ses \u00e9manations vivaient en harmonie au sein du Pl\u00e9r\u00f4me, essence de la compl\u00e9tude et de l&rsquo;union. Le fils de Sophia a essay\u00e9 d&rsquo;imiter l&rsquo;action cr\u00e9atrice du P\u00e8re, mais il a donn\u00e9 vie au monde des dualit\u00e9s et des divisions, en dehors de la pl\u00e9nitude du Pl\u00e9r\u00f4me. Lorsque Sophia, la connaissance, se rendit compte que le fruit de ses propres entrailles avait corrompu l&rsquo;ordre divin, elle poussa un cri \u00e0 la fois de douleur et d&rsquo;espoir, qui devait servir de phare \u00e0 tous ceux qui voulaient se lancer \u00e0 la recherche de l&rsquo;unit\u00e9 perdue, et qui r\u00e9sonne encore dans l&rsquo;univers. En 1964, les astronomes am\u00e9ricains Arno Penzias et Robert W. Wilson ont d\u00e9couvert le rayonnement cosmique de fond qui impr\u00e8gne toujours l&rsquo;univers entier. Celle de Sophia est une m\u00e9taphore n\u00e9e d&rsquo;un savoir ancien, qui avait saisi l&rsquo;essentialit\u00e9 de l&rsquo;ordre cosmique. C&rsquo;est ce que nous dit le Grand. Bang, d\u00e8s le d\u00e9but, un signal est parti, une vibration qui est son et lumi\u00e8re, un message qui se r\u00e9percute encore dans toute la cr\u00e9ation et qui contient toutes les informations de l&rsquo;ordre initial. Cette information est dans toute la mati\u00e8re ; elle est dans l&rsquo;espace et dans le temps, tous deux \u00e9galement mati\u00e8re ; elle est en chacun de nous, qui sommes faits de cette m\u00eame mati\u00e8re : une combinaison d&rsquo;atomes et de particules que les Athanors stellaires ont distill\u00e9s, \u00e0 partir de l&rsquo;explosion initiale. C&rsquo;est en raison de la limitation de nos sens que nous ne pouvons pas percevoir toute la valence : un observateur qui, depuis le d\u00e9but, voyagerait \u00e0 la vitesse de la lumi\u00e8re, se trouverait aux limites de l&rsquo;expansion de l&rsquo;espace-temps, et il vivrait un pr\u00e9sent continu avec la perception instantan\u00e9e de tout ce qui, pour l&rsquo;univers, a \u00e9t\u00e9 et doit encore \u00eatre.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>De l&rsquo;immens\u00e9ment grand \u00e0 l&rsquo;immens\u00e9ment petit. Les \u00e9tudes quantiques de Plank, poursuivies par le physicien danois Niels Bohr et par d&rsquo;autres physiciens brillants, ont cr\u00e9\u00e9 une nouvelle m\u00e9canique appel\u00e9e quantique. Bohr a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 \u00e9mettre l&rsquo;hypoth\u00e8se que m\u00eame l&rsquo;\u00e9nergie des \u00e9lectrons \u00e9tait \u00ab\u00a0quantifi\u00e9e\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elle ne pouvait prendre que certaines valeurs discr\u00e8tes, et que celles-ci ne pouvaient que passer de l&rsquo;une \u00e0 l&rsquo;autre des orbites atomiques autoris\u00e9es (sauts quantiques). En 1925, le changement : Heisenberg formule les premi\u00e8res \u00e9quations de la m\u00e9canique quantique en \u00e9mettant l&rsquo;hypoth\u00e8se que les \u00e9lectrons n&rsquo;existent pas toujours, mais qu&rsquo;ils ne se mat\u00e9rialisent que lorsqu&rsquo;ils interagissent avec un autre syst\u00e8me, par des sauts quantiques, qui sont les seuls moments o\u00f9 ils sont r\u00e9els. Entre un saut et un autre, lorsque personne n&rsquo;interagit avec eux, ils ne se trouvent pas \u00e0 un endroit pr\u00e9cis, et il n&rsquo;est pas possible de d\u00e9terminer pr\u00e9cis\u00e9ment la position et la vitesse, mais seulement des crit\u00e8res probabilistes. Il n&rsquo;est m\u00eame pas possible de d\u00e9terminer avec pr\u00e9cision o\u00f9 l&rsquo;\u00e9lectron r\u00e9appara\u00eetra. Les probabilit\u00e9s remplacent le d\u00e9terminisme classique. La r\u00e9alit\u00e9 mat\u00e9rielle n&rsquo;est pas objective, mais elle d\u00e9pend des interactions entre le sujet et l&rsquo;objet. La m\u00e9canique quantique ne d\u00e9crit pas les caract\u00e9ristiques intrins\u00e8ques d&rsquo;un syst\u00e8me physique, mais seulement la mani\u00e8re dont ce syst\u00e8me physique est per\u00e7u par un autre syst\u00e8me physique qui, par son interaction, modifie l&rsquo;\u00e9volution du premier. La r\u00e9alit\u00e9 ne peut \u00eatre per\u00e7ue que comme une interaction.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Entre-temps, de nouvelles particules \u00e9l\u00e9mentaires sont d\u00e9couvertes (neutrinos, quarks, bosons, gluons, positrons), dont la nature est d\u00e9crite par la m\u00e9canique quantique. En effet, il ne s&rsquo;agit pas de particules, ni de corpuscules : ce sont les quanta d&rsquo;\u00e9nergie des champs respectifs, comme le photon est le quantum du champ \u00e9lectromagn\u00e9tique. Ils prennent la nature de particules ou d&rsquo;ondes en fonction du syst\u00e8me avec lequel ils entrent en relation, ou mieux, en fonction de la nature du syst\u00e8me avec lequel ils sont en relation, nous nous attendons \u00e0 ce qu&rsquo;ils prennent la nature de particules ou d&rsquo;ondes. \u00c0 cette fin, l&rsquo;exp\u00e9rience de la double fente est \u00e9clairante. Si l&rsquo;on fait passer un flux d&rsquo;\u00e9lectrons ou de photons \u00e0 travers une fente, sur l&rsquo;\u00e9cran plac\u00e9 derri\u00e8re on identifie leur nature de particules. Si on la fait passer par deux fentes sur le m\u00eame panneau, on remarque sur l&rsquo;\u00e9cran derri\u00e8re, les interf\u00e9rences typiques que les ondes cr\u00e9ent (comme celles de la mer lorsqu&rsquo;elle passe par un d\u00e9troit : au-del\u00e0, elles se superposent et interf\u00e8rent entre elles). Si un seul \u00e9lectron ou photon a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 passer \u00e0 la fois par une seule fente, nous remarquons \u00e0 nouveau la nature corpusculaire. Mais, et c&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;extraordinaire, le m\u00eame \u00e9lectron ou photon tir\u00e9 contre un panneau \u00e0 deux fentes a produit sur le panneau situ\u00e9 derri\u00e8re lui la m\u00eame interf\u00e9rence d&rsquo;ondes, comme s&rsquo;il \u00e9tait pass\u00e9 par les deux trous ! En changeant notre regard sur un \u00e9v\u00e9nement physique, nous changeons \u00e9galement la nature de cet \u00e9v\u00e9nement ; non seulement la r\u00e9alit\u00e9 ne se manifeste que lorsque nous l&rsquo;observons, c&rsquo;est-\u00e0-dire lorsque nous interagissons avec elle, mais nous d\u00e9finissons \u00e9galement \u00ab\u00a0la forme de la manifestation\u00a0\u00bb.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Nous pouvons encore affirmer que la science n&rsquo;est qu&rsquo;exactitude et d\u00e9terminisme, une description objective de la r\u00e9alit\u00e9, tandis que la pens\u00e9e et la conscience \u00e9voqu\u00e9es par la tradition \u00e9sot\u00e9rique ne sont que des fantasmes, sans aucun point de contact avec la r\u00e9alit\u00e9 objective ? Qu&rsquo;est-ce qui est r\u00e9el, qu&rsquo;est-ce qui est objectivement vrai ? Le physicien James Jeans (1877 &#8211; 1946) \u00e9crit dans son livre \u00ab\u00a0L&rsquo;univers myst\u00e9rieux\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0le courant de la conscience va vers une r\u00e9alit\u00e9 m\u00e9canique : l&rsquo;univers commence \u00e0 ressembler de plus en plus \u00e0 une grande pens\u00e9e plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 une grande machine. L&rsquo;esprit ne semble pas \u00eatre un intrus accidentel dans le r\u00e8gne de la mati\u00e8re (&#8230;.), il devrait plut\u00f4t \u00eatre re\u00e7u comme le cr\u00e9ateur et le gouverneur du r\u00e8gne de la mati\u00e8re.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>De Broglie a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 \u00e9mettre l&rsquo;hypoth\u00e8se de la nature ondulatoire de la mati\u00e8re, aujourd&rsquo;hui universellement accept\u00e9e. Nous avons vu comment les lignes de force des champs oscillent et comment les particules \u00e9l\u00e9mentaires \u00e0 la base de toute mati\u00e8re ne sont rien d&rsquo;autre que les vibrations des champs respectifs, o\u00f9 elles fluctuent continuellement entre exister et ne pas exister. La vibration n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un son, et toute la tradition cabalistique repose sur l&rsquo;hypoth\u00e8se que les lettres de l&rsquo;alphabet h\u00e9breu sont associ\u00e9es \u00e0 des vibrations sp\u00e9ciales \u00e0 la base de la cr\u00e9ation et de la transformation de la mati\u00e8re. Chaque chose a son propre nom, en ce sens qu&rsquo;elle correspond \u00e0 un son\/vibration pr\u00e9cis qui l&rsquo;a \u00ab\u00a0appel\u00e9e \u00e0 l&rsquo;existence\u00a0\u00bb. Pensez au livre de la Gen\u00e8se, o\u00f9 il est dit que Dieu a conduit \u00e0 Adam les animaux qu&rsquo;il avait fa\u00e7onn\u00e9s afin de leur donner \u00ab\u00a0un nom\u00a0\u00bb : quel que soit le nom qu&rsquo;il leur donnait, c&rsquo;\u00e9tait leur nom, de sorte qu&rsquo;ils \u00e9taient le r\u00e9sultat de la vibration correspondant \u00e0 leur nom. Pour la Cabale, les noms et les choses sont semblables \u00e0 des \u00ab\u00a0flammes tremblantes\u00a0\u00bb qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 partir d&rsquo;une seule racine : le nom de Dieu, qui a des variantes infinies, mais toutes impronon\u00e7ables.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>La vision probabiliste de la r\u00e9alit\u00e9, telle qu&rsquo;elle est pr\u00e9sent\u00e9e par la physique quantique, fait appel \u00e0 un ordre sous-jacent \u00e0 cette m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 qui existe potentiellement sous toutes les formes possibles, et qui trouvent ensuite leur expression dans un ordre ext\u00e9rieur, fruit d&rsquo;une des nombreuses expressions possibles. On doit au physicien David Bohm la vision d&rsquo;un univers conventionnel, o\u00f9 il existe un plan implicite dans lequel tout est pure \u00e9nergie qui contient toute manifestation potentielle. C&rsquo;est en elle que se forment les implications, c&rsquo;est-\u00e0-dire les instructions, le message et la matrice de ce qui trouve ensuite sa forme dans l&rsquo;ordre explicite, qui est le ph\u00e9nom\u00e8ne de la r\u00e9alit\u00e9. La transmission de l&rsquo;information entre un ordre impliqu\u00e9 et un ordre explicit\u00e9 ne se fait pas par un passage physique entre deux mondes s\u00e9par\u00e9s, mais par une \u00ab\u00a0r\u00e9sonance\u00a0\u00bb, un \u00ab\u00a0holomouvement\u00a0\u00bb comme il le d\u00e9finit, de sorte que toute l&rsquo;information originelle est instantan\u00e9ment transf\u00e9r\u00e9e sous l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des diff\u00e9rentes formes qui deviennent r\u00e9elles.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Une connexion non locale, \u00e0 une vitesse sup\u00e9rieure \u00e0 celle de la lumi\u00e8re (qui, dans la physique einsteinienne, repr\u00e9sente plut\u00f4t la vitesse limite \u00e0 laquelle ils peuvent voyager) qui trouve aujourd&rsquo;hui une confirmation dans le ph\u00e9nom\u00e8ne de l&rsquo;intrication. Les particules du monde visible pour nous ne sont donc pas des entit\u00e9s fragment\u00e9es individuellement, mais des extensions d&rsquo;une seule totalit\u00e9 fondamentale ; les r\u00e9flexes \u00e9mis par une seule lumi\u00e8re sont multiples. Selon Bohm, nous vivons dans un univers in-form\u00e9, o\u00f9 les manifestations sur le plan sensoriel, aussi nombreuses soient-elles, ne sont que le reflet d&rsquo;une seule r\u00e9alit\u00e9 sous-jacente. L&rsquo;exemple des poissons de l&rsquo;aquarium est c\u00e9l\u00e8bre. Supposons que deux cam\u00e9ras de t\u00e9l\u00e9vision filment un poisson dans un aquarium : l&rsquo;une devant et l&rsquo;autre sur le c\u00f4t\u00e9. Si l&rsquo;on s&rsquo;arr\u00eate aux deux images transmises aux deux moniteurs. On pourrait croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit de deux poissons diff\u00e9rents, \u00e9tant donn\u00e9 l&rsquo;angle diff\u00e9rent sous lequel ils sont film\u00e9s par les cam\u00e9ras. Au contraire, lorsque le poisson bouge, les cam\u00e9ras transmettent le mouvement instantan\u00e9ment, et un observateur qui ignore la situation r\u00e9elle pourrait penser que les \u00ab\u00a0deux\u00a0\u00bb poissons bougent simultan\u00e9ment, alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit en r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;images diff\u00e9rentes d&rsquo;une seule r\u00e9alit\u00e9 sous-jacente. L&rsquo;instrument dont dispose tout \u00eatre, pour comprendre la V\u00e9rit\u00e9, est donn\u00e9 par la conscience, qui cr\u00e9e un lien direct entre l&rsquo;ordre implicite et l&rsquo;ordre explicite, afin que l&rsquo;un puisse se reconna\u00eetre dans l&rsquo;autre, afin qu&rsquo;ils puissent annuler l&rsquo;apparence pour d\u00e9voiler l&rsquo;ordre r\u00e9el de l&rsquo;\u00eatre. Ces affirmations ne vous semblent-elles pas famili\u00e8res ?<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>La th\u00e9orie de la relativit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et la th\u00e9orie quantique standard des particules. Deux monuments qui ont chang\u00e9 la perception du monde, y compris pour la science. Deux th\u00e9ories construites sur des \u00e9quations math\u00e9matiques sur la base desquelles de nombreux ph\u00e9nom\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vus, qui ont \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9s par les faits (un pour tous : la d\u00e9couverte de l&rsquo;anti\u00e9lectron ou du positron, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue par les formules de Dirac. Un peu plus tard, ces particules ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es : c&rsquo;est la d\u00e9couverte de l&rsquo;antimati\u00e8re). Deux th\u00e9ories qui fonctionnent. Sont-elles donc exactes ? M\u00eame les formules de Ptol\u00e9m\u00e9e pour calculer les orbites des plan\u00e8tes fonctionnent, m\u00eame la formule de Newton, et pourtant leurs repr\u00e9sentations des r\u00e9alit\u00e9s sous-jacentes ont \u00e9t\u00e9 successivement d\u00e9menties et remplac\u00e9es par d&rsquo;autres visions. L&rsquo;\u00e9tat de compr\u00e9hension de la V\u00e9rit\u00e9 est donc un processus continu qui d\u00e9pend de la connaissance que nous en avons. Tant que cette connaissance ne s&rsquo;\u00e9tend pas aux degr\u00e9s successifs, ce que nous savons peut para\u00eetre partiel, mais en tout cas vrai. Je veux dire qu&rsquo;\u00e0 chaque \u00e9poque, ce qui a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0cru\u00a0\u00bb comme vrai, l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 parce que c&rsquo;\u00e9tait ce que permettaient les capacit\u00e9s humaines \u00e0 ce moment-l\u00e0. Mais je veux aussi dire que nous ne pouvons pas croire que nous connaissons la V\u00e9rit\u00e9 \u00e0 cause de cela, comme le pr\u00e9tendent malheureusement beaucoup, beaucoup trop d&rsquo;organisations de toutes sortes. C&rsquo;est pourquoi nous devons cultiver le doute, c&rsquo;est pourquoi nous devons \u00eatre tol\u00e9rants, que j&rsquo;interpr\u00e8te comme une invitation \u00e0 laisser chacun cultiver ses doutes et suivre ses intuitions.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Ce que nous savons est vrai, mais ce n&rsquo;est pas la V\u00e9rit\u00e9. La th\u00e9orie de la relativit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et la th\u00e9orie standard des particules quantiques sont vraies, mais incompatibles entre elles : pour Einstein, le monde est un espace courbe o\u00f9 tout est continu. Pour la th\u00e9orie quantique, le monde est un espace plat o\u00f9 les \u00ab\u00a0quanta\u00a0\u00bb fr\u00e9missent, des paquets d&rsquo;\u00e9nergie finis. La science fait de nombreuses tentatives pour int\u00e9grer les deux th\u00e9ories en une seule th\u00e9orie de l&rsquo;unification des forces. Nous parlons de la th\u00e9orie des cordes, o\u00f9 nous pr\u00e9voyons 11 dimensions (les m\u00eames que les Sephirot !), des multivers, de la gravit\u00e9 quantique \u00e0 boucles. Cette derni\u00e8re th\u00e9orie propose une vision int\u00e9ressante. Il abandonne l&rsquo;espace continu et prend la forme de quanta, particules de gravit\u00e9 qui ne sont pas dans l&rsquo;espace, mais \u00ab\u00a0sont\u00a0\u00bb l&rsquo;espace, qui se forme, se mat\u00e9rialise pour leur interaction avec d&rsquo;autres particules. Mais la chose la plus innovante est que, dans les formules, la variable du temps dispara\u00eet, dans le sens o\u00f9 le temps n&rsquo;est plus un \u00e9l\u00e9ment externe du monde auquel les \u00e9v\u00e9nements se rapportent, mais il na\u00eet totalement dans le monde, il est aussi le r\u00e9sultat de l&rsquo;interaction entre les particules. Le temps na\u00eet dans le monde, et il est fonctionnel au syst\u00e8me pour lequel il est n\u00e9. Il n&rsquo;y a plus d&rsquo;espace qui contient le monde. Le temps et l&rsquo;espace n&rsquo;existent pas, sauf en tant que fonction des besoins d&rsquo;un syst\u00e8me physique de s&rsquo;exprimer en relation avec d&rsquo;autres syst\u00e8mes physiques. Une fois de plus, un monde fait de relations plut\u00f4t que de choses.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Comment tout cela s&rsquo;articule-t-il avec ce que nos sens nous transmettent normalement sur le passage du temps, la succession des \u00e9v\u00e9nements, la consistance de la mati\u00e8re et la possibilit\u00e9 que, dans certaines conditions, les syst\u00e8mes \u00e9voluent selon des lois d\u00e9terministes plut\u00f4t que probabilistes, comme l&rsquo;enseigne la physique quantique ? La r\u00e9ponse r\u00e9side dans le concept de relation. M\u00eame lorsque la tradition \u00e9sot\u00e9rique affirme que le temps et l&rsquo;espace n&rsquo;existent pas, elle n&rsquo;entend pas nier l&rsquo;exp\u00e9rience des ph\u00e9nom\u00e8nes, pas plus que la physique ne dit que chaque syst\u00e8me physique n&rsquo;a pas sa propre r\u00e9alit\u00e9 intrins\u00e8que. Ils entendent plut\u00f4t dire que, puisque tout syst\u00e8me existe en tant qu&rsquo;interaction et relation avec d&rsquo;autres, avec lesquels il entre en relation, et avec lesquels il peut entrer en relation. C&rsquo;est \u00e9galement vrai pour l&rsquo;homme : il est vrai qu&rsquo;au niveau subatomique, tout est probabiliste et que tout peut arriver, mais cela se produit lorsque les syst\u00e8mes entrent en relation avec nous, et lorsque nous entrons en relation, ce qui est le plus probable se produira pour nous, \u00e9tant donn\u00e9 les quelques aspects pour lesquels nous sommes en relation. Si nous pouvions entrer en relation avec plus ou m\u00eame tous les aspects d&rsquo;un syst\u00e8me, ou d&rsquo;une mani\u00e8re diff\u00e9rente du syst\u00e8me actuel, nous pourrions alors l&rsquo;utiliser d&rsquo;une mani\u00e8re compl\u00e8tement diff\u00e9rente.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>Par cons\u00e9quent, en disant que la r\u00e9alit\u00e9 ou le temps n&rsquo;existent pas, nous entendons dire que le temps et la r\u00e9alit\u00e9 ne sont peut-\u00eatre pas seulement tels que nous les percevons \u00e0 notre niveau actuel d&rsquo;exp\u00e9rience\/connaissance. Nous ne savons utiliser qu&rsquo;une partie du potentiel du cerveau humain, tout comme nous n&rsquo;utilisons qu&rsquo;une partie des g\u00e8nes de notre ADN, de m\u00eame qu&rsquo;il existe dans l&rsquo;univers une forme d&rsquo;\u00e9nergie et de mati\u00e8re, encore appel\u00e9e sombre aujourd&rsquo;hui, dont nous constatons les effets mais que nous n&rsquo;avons pas pu identifier. En prenant conscience de tout cela, nous pouvons atteindre la capacit\u00e9 d&rsquo;interagir avec la r\u00e9alit\u00e9, de fusionner notre esprit avec l&rsquo;esprit universel et d&rsquo;\u00eatre capables de nous int\u00e9grer \u00e0 l&rsquo;ordre qui la r\u00e9git. O\u00f9 pouvons-nous trouver l&rsquo;\u00e9nergie et les informations n\u00e9cessaires pour atteindre cet objectif ? La r\u00e9ponse a peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e il y a plus de 2 500 ans, lorsqu&rsquo;un sage inconnu a \u00e9crit l&rsquo;exhortation \u00ab\u00a0Nosce te ipsum\u00a0\u00bb sur le fronton du temple d&rsquo;Apollon \u00e0 Delphes.<br\/><br\/><\/p>\n\n<p>ORDO AB CHAO. Nous avons examin\u00e9 rapidement de nombreux aspects li\u00e9s \u00e0 la tradition \u00e9sot\u00e9rique et \u00e0 la recherche scientifique, au risque d&rsquo;\u00eatre d\u00e9sordonn\u00e9s et superficiels. Mais au centre du concept d&rsquo;Ordre, objet de ce s\u00e9minaire, il y a la n\u00e9cessit\u00e9 de ramener \u00e0 une unit\u00e9, \u00e0 une vision unitaire et homog\u00e8ne, tous les aspects qui contribuent \u00e0 d\u00e9finir notre perception de la r\u00e9alit\u00e9, de la V\u00e9rit\u00e9, afin d&rsquo;en saisir l&rsquo;essence la plus intime. M\u00eame si les voies et les champs d&rsquo;am\u00e9lioration sont multiples, il ne faut jamais perdre de vue la finalit\u00e9 de l&rsquo;ensemble. Sinon, nous risquons de devenir comme les techniciens qui, apr\u00e8s avoir d\u00e9mont\u00e9 une radio pour en voir toutes les pi\u00e8ces, se demandent o\u00f9 est pass\u00e9e la musique. &#8230;&#8230; C&rsquo;est ce que la Franc-ma\u00e7onnerie essaie de promouvoir \u00e0 travers le travail de la Loge : mettre en commun les exp\u00e9riences et les sensibilit\u00e9s de chaque Fr\u00e8re pour pouvoir r\u00e9unir ce qui est s\u00e9par\u00e9, sur le chemin de la lumi\u00e8re qui nous unit.<br\/><br\/>C&rsquo;est ce que j&rsquo;ai dit&#8230;<br\/><br\/><\/p>\n\n<p class=\"has-text-align-left\">B\u2234 A\u2234 T\u2234<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il n&rsquo;y en a peut-\u00eatre pas de plus d\u00e9licat et de plus lourd de cons\u00e9quences que celui-ci : ORDO AB CHAO, l&rsquo;ordre issu du chaos. Nous restons, pour l&rsquo;instant, dans une ambiance profane, la phrase \u00e9voque imm\u00e9diatement l&rsquo;id\u00e9e de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir un ensemble de r\u00e8gles et de proc\u00e9dures&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3357,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[39],"tags":[],"class_list":["post-3783","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-montebelli-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3783","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3783"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3783\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3357"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3783"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3783"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cglem.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3783"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}